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Crise au Moyen-Orient : faut-il fuir les obligations des marchés émergents en 2025 ?

Crise au Moyen-Orient : Depuis janvier 2025, les tensions géopolitiques entre l’Iran et Israël bouleversent les équilibres économiques régionaux. Les frappes ciblées, les menaces sur le détroit d'Ormuz et les réactions internationales ont eu un effet immédiat sur les marchés de la dette.

1. Moyen-Orient : un regain de tensions qui secoue les marchés

Depuis janvier 2025, les tensions géopolitiques entre l’Iran et Israël bouleversent les équilibres économiques régionaux. Les frappes ciblées, les menaces sur le détroit d’Ormuz et les réactions internationales ont eu un effet immédiat sur les marchés de la dette.
Les obligations des marchés émergents (ou EM bonds) sont en première ligne :

  • Le spread de crédit de la dette libanaise a franchi les 3 000 points de
  • Les CDS turcs ont dépassé 300 points mi-mai
  • Les notations souveraines de l’Égypte et de l’Irak ont connu plusieurs dégradations successives au cours des dernières années.

«Ces tensions révèlent une fragilité structurelle dans certaines zones, mais renforcent aussi l’attrait des émergents plus stables comme le Brésil ou l’Indonésie», commente un analyste de Genève Invest.

2. Des flux sortants massifs… mais une réalité contrastée

Selon Bloomberg, les fonds exposés aux obligations émergentes ont enregistré plusieurs milliards de dollars de sorties nettes entre avril et juin 2025. Mais cette tendance cache une hétérogénéité majeure :
  • Les obligations libanaises, égyptiennes ou iraniennes s’effondrent;
  • Mais les dettes souveraines de l’Indonésie, du Brésil ou du Mexique tiennent bon, portées par des réserves de change élevées et des politiques monétaires rigoureuses
En clair : tous les marchés émergents ne sont pas égaux face au risque géopolitique.

3. Faut-il fuir les obligations des marchés émergents ?

Réponse courte : non, mais il faut être sélectif.
Dans une logique d’allocation diversifiée, les obligations émergentes jouent toujours un rôle clé pour :

  • Améliorer le rendement global
  • Décorréler une partie du portefeuille
  • Accéder à des zones en croissance structurelle

Le rendement moyen des obligations souveraines émergentes en devise locale est actuellement de 6,4 %, contre 3,2 % pour les obligations comparables des pays développés.
La volatilité, elle, oscille entre 8 % et 12 %, d’où l’importance d’un accompagnement professionnel.

4. Une stratégie active et géographiquement ciblée

Les investisseurs les plus expérimentés adoptent une stratégie obligataire active, structurée autour de :
  • Obligations en devise locale de pays notés investment grade (Chili, Inde, Thaïlande)
  • Obligations corporate de sociétés exportatrices dans les matières premières
  • Obligations en devise forte (USD/CHF) de souverains stables (Indonésie, Pérou)
  • Fonds EM gérés activement, intégrant des filtres ESG et géopolitiques
« Dans un portefeuille obligataire, il faut trier les risques, pas les fuir », résume un associé de Genève Invest. Cette stratégie permet de capter la prime de risque émergente tout en filtrant les zones les plus volatiles.

Conclusion : fuir ou filtrer ?

La crise Iran-Israël n’invalide pas l’investissement en obligations des marchés émergents, mais elle impose un niveau de discernement supérieur.
La clé ne réside pas dans l’abstention, mais dans la sélectivité, la gestion active, et l’analyse rigoureuse du risque pays.
Genève Invest vous accompagne dans la construction de portefeuilles obligataires résilients, intégrant à la fois les opportunités des marchés émergents et la protection contre les chocs géopolitiques.

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