1. 2025 : le retour d’un monde à taux élevés
- Taux directeurs de la BCE : 3,75 %
- OAT 10 ans françaises : environ 3 %
- T-Notes américaines (10 ans) : au-dessus de 4,5 %
2. La prime de risque actions/obligations se resserre
L’un des indicateurs clés pour comparer ces deux classes d’actifs est la prime de risque, c’est-à-dire le rendement additionnel exigé pour détenir des actions plutôt que des obligations.
En 2021, cette prime pouvait dépasser les 4 % : les actions paraissaient incontournables. En 2025, avec une obligation française à 3 %, et des dividendes qui peinent à dépasser 3,5 %, l’écart s’est nettement resserré.
«Les obligations ne sont plus le ballast du portefeuille, elles en redeviennent le moteur », souligne un stratégiste de marché chez BNP Paribas AM.
Cette nouvelle donne incite de nombreux investisseurs — en particulier les institutionnels et les retraités — à réduire leur exposition aux actions et à rééquilibrer leur portefeuille au profit des obligations souveraines.
3. Quelles dettes publiques privilégier en 2025 ?
Si les obligations souveraines reviennent sur le devant de la scène, encore faut-il choisir les bons émetteurs, les bonnes devises et les bonnes maturités.
Les pays à rendement attractif
- États-Unis : les T-Notes à 10 ans tournent autour de 4,5 % avec un risque faible et une liquidité optimale.
- Italie : des BTP à 10 ans au-dessus de 4 %, avec une prime de risque politique à surveiller.
- France / Allemagne : rendement modéré mais idéal pour les portefeuilles prudents.
Le débat sur les maturités :
- Les obligations courtes (2-5 ans) offrent un portage élevé, avec une sensibilité réduite à la hausse des taux.
- Les obligations longues (10-30 ans) profitent d’un possible retournement futur de la courbe des taux… mais restent sensibles aux surprises inflationnistes.
4. Vers un nouveau paradigme d’allocation ?
- Pour un profil prudent : jusqu’à 70 % de dettes souveraines bien notées.
- Pour un profil équilibré : retour à un mix obligations-actions plus classique.
- Pour un investisseur dynamique : les obligations deviennent un outil de diversification sans coût d’opportunité trop élevé
Conclusion : repenser l'équilibre, sans renoncer aux actions
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