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Pourquoi les jeunes devraient s’intéresser aux obligations (même en 2025)

Cryptomonnaies, actions tech, startups… Les jeunes générations ont la réputation d’être audacieuses, voire casse-cou, en matière d’investissement. Pourtant, dans l’ombre de ces actifs médiatiques, un autre outil mérite leur attention : les obligations. Jugées vieillottes, peu sexy, voire inutiles par certains investisseurs débutants, elles pourraient bien devenir des alliées précieuses, même (et surtout) en 2025.

« Dans une bonne allocation, les obligations sont les amortisseurs de la tempête. » – Un conseiller en gestion de patrimoine

Les obligations, c’est ringard ? Pas si sûr…

Longtemps perçues comme le terrain de jeu des assureurs ou des retraités, les obligations reviennent sur le devant de la scène grâce à la hausse des taux d’intérêt. En clair : elles rapportent à nouveau quelque chose.

En 2020-2021, avec des taux à zéro (voire négatifs), les jeunes investisseurs avaient toutes les raisons de les ignorer. Mais en 2025, la donne a changé : la rétribution du risque obligataire devient à nouveau significative, parfois supérieure aux dividendes d’actions.

Et contrairement à une idée reçue, les obligations ne sont pas forcément ennuyeuses. Il existe des obligations vertes, des obligations à haut rendement (high yield), des obligations émises par des pays émergents, et même des produits hybrides qui combinent obligations et actions. Bref, l’univers obligataire est vaste, vivant, et parfois… épicé.

Rendement, risque, diversification : des atouts oubliés

Contrairement aux actions, les obligations versent généralement des coupons fixes. Cela permet d’avoir une source de revenus régulière, utile pour construire un projet (achat immobilier, indépendance financière…).

1. Un rendement prévisible

Contrairement aux actions, les obligations versent généralement des coupons fixes. Cela permet d’avoir une source de revenus régulière, utile pour construire un projet (achat immobilier, indépendance financière…).

2. Une protection en cas de choc

Quand les marchés actions chutent, les obligations — notamment les obligations d’État — peuvent jouer un rôle de stabilisateur. C’est le fameux effet “tampon” ou “amortisseur” cité plus haut.

3. Une diversification intelligente

Les jeunes investisseurs concentrent souvent tout sur des actions de croissance ou des cryptos très volatiles. Or, la diversification est la base d’une gestion saine. Ajouter des obligations permet de lisser la volatilité d’un portefeuille.

Comment investir dans les obligations aujourd’hui

Si acheter une obligation d’État en direct peut sembler fastidieux (et peu accessible), il existe des moyens simples d’investir dans les obligations, même avec un petit capital :

1. Les ETF obligataires

Des fonds indiciels cotés (Exchange Traded Funds) permettent de s’exposer à un panier d’obligations, avec des frais réduits. Il en existe pour tous les goûts : obligations d’État, obligations corporate, obligations à haut rendement, etc.

2. Les fonds obligataires classiques
Proposés par les banques ou via des assurances-vie, ces fonds sont gérés activement. Les frais sont parfois plus élevés, mais l’approche peut être plus défensive ou qualitative.
3. L’achat direct via des courtiers
Pour les plus curieux, il est possible d’acheter soi-même des obligations d’entreprises ou d’États via des plateformes comme Bourse Direct, Trade Republic ou Interactive Brokers. Attention cependant à bien comprendre la durée, le coupon et le risque de crédit avant d’investir.

Conclusion : un outil à redécouvrir

Les obligations ne sont pas réservées aux boomers. Elles peuvent — et doivent — faire partie de la boîte à outils des jeunes investisseurs, surtout dans un monde plus incertain. En les intégrant intelligemment à un portefeuille, il est possible d’obtenir plus de stabilité, un rendement complémentaire et une meilleure résilience en cas de crise.

En 2025, investir, ce n’est pas seulement “moon ou rien” : c’est aussi savoir gérer son risque — et ça, les obligations le font très bien.

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