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Les risques des obligations : comprendre pour mieux investir

Les obligations sont souvent perçues comme des investissements plutôt sûrs, mais elles comportent également des aléas à prendre en compte. Toutefois, bien maîtrisés, ces risques peuvent permettre aux investisseurs d'optimiser leur portefeuille. Analysons ces risques, ensemble et voyons comment ils peuvent devenir des opportunités de gestion et (aussi !) de diversification.

1. Le risque de taux d'intérêt : comment tirer parti des fluctuations

Le risque de taux d’intérêt est sans doute le plus courant pour les obligations. Lorsqu’un taux d’intérêt augmente, la valeur des obligations déjà émises tend à baisser, car les nouvelles obligations émises avec des taux plus élevés deviennent plus attractives. Par exemple, en 2022, la hausse des taux par la Réserve fédérale a entraîné une baisse de 10 % de la valeur des obligations d’État américaines de long terme, selon l’indice Bloomberg Barclays. Opportunité pour l’investisseur : Pour un investisseur bien informé, ces fluctuations créent des occasions d’achat lorsque les prix sont bas, en particulier pour les obligations de qualité. Par ailleurs, les obligations à court terme, moins sensibles aux hausses de taux, peuvent servir de solution pour maintenir des revenus stables malgré les variations de marché.
“En diversifiant son portefeuille d’obligations entre des titres à haut rendement et des obligations d’État, un investisseur peut équilibrer le risque et obtenir un rendement global plus attractif”
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2. Le risque de crédit : un levier pour diversifier son portefeuille

Le risque de crédit fait référence à la possibilité qu’un émetteur d’obligations ne puisse pas honorer ses paiements d’intérêts ou rembourser le capital. Ce risque est plus élevé pour les obligations d’entreprise, notamment celles notées en dessous de BBB (qualifiées de “haut rendement” ou “junk bonds”). Pourtant, ces obligations offrent des rendements plus élevés pour compenser ce risque. En 2023, par exemple, les obligations à haut rendement aux États-Unis affichaient un rendement moyen de 8%, contre 3% pour les obligations d’État, selon le rapport de la Banque Centrale Européenne. Opportunité pour l’investisseur : En diversifiant son portefeuille d’obligations entre des titres à haut rendement et des obligations d’État, un investisseur peut équilibrer le risque et obtenir un rendement global plus attractif. De plus, un suivi rigoureux des notations de crédit peut permettre de réajuster les choix selon l’évolution de la situation financière des entreprises émettrices.

3. Le risque de liquidité : un défi qui peut être surmonté

Certaines obligations, notamment celles émises par de petites entreprises ou des pays émergents, peuvent être plus difficiles à vendre rapidement sans affecter leur prix. Cela représente un risque de liquidité pour les investisseurs qui pourraient avoir besoin de céder leurs titres rapidement. En période de crise, comme lors de la pandémie de 2020, la liquidité sur le marché obligataire avait fortement baissé, forçant certains investisseurs à vendre à perte. Opportunité pour l’investisseur : En privilégiant les obligations d’émetteurs solides et en diversifiant les échéances, les investisseurs peuvent réduire l’impact du risque de liquidité. Par ailleurs, intégrer des obligations liquides, comme celles des États ou des grandes entreprises, peut permettre de mieux gérer les périodes de turbulences. En comprenant et en intégrant ces risques dans une stratégie d’investissement, les obligations peuvent offrir des rendements stables et contribuer à la diversification d’un portefeuille. Un suivi attentif des taux d’intérêt, des notations de crédit, et de la liquidité du marché permet de transformer ces risques en opportunités d’investissement solides.
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