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Pourquoi il ne faut pas laisser dormir son argent sur un livret A?

Depuis le 1er janvier 2009, tous les établissements bancaires peuvent proposer un livret A à leurs clients. Ce livret d’épargne, à destination des particuliers, leur permet de se constituer une épargne disponible sans fiscalité. Toutefois, avec l’inflation que nous connaissons actuellement. Il ne permet pas de préserver son pouvoir d’achat.

Le fonctionnement du livret A

Les versements sont libres dans la limite d’un plafond de 22’950 EUR depuis le 1er janvier 2013. Le taux du livret A est fixé à 2% depuis le 1er août 2022, et publié au Journal officiel du 23 juillet 2022. Il était à 1% depuis le 1er février 2022. Le nombre de livrets A s’élève au 31 décembre 2021 à 55,7 millions, dont 54,9 millions détenus par des personnes physiques, soit 80,9% de la population. L’encours du livret A s’établit en 2021 à 343,1 milliards d’euros, dont 319,3 milliards pour les personnes physiques. En outre, depuis le 1er février 2020, le taux du livret A est fixé comme la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme, avec un arrondi calculé au dixième de point le plus proche, sans pouvoir être inférieur à 0,5%. Une partie de la collecte du livret A est centralisée par la Caisse des dépôts et consignations, qui l’utilise pour financer la construction de logements sociaux.

Le Livret A : un placement dangereux en temps d’inflation

Le livret A est le véhicule d’épargne par excellence du “bon père de famille”. Son taux de rémunération est souvent bonifié par rapport aux autres livrets et il existe a priori une garantie sur le capital versé. De plus, il est totalement disponible. On peut retirer à tout moment les sommes placées. Ce qui en fait le placement préféré des Français avec l’assurance vie. Les épargnants restent profondément attachés à ce support tout au long de leur vie. Toutefois derrière ces avantages se cache aujourd’hui une réalité moins avenante pour le livret star. En effet, le taux du livret A qui vient d’être relevé à 2% au 1er août ne fait pas le poids face à la hausse des prix. Cette revalorisation est même considérée comme ridicule par certains observateurs. En effet, avec une inflation annuelle de 7% en 2022, le rendement net d’inflation du livret A reste largement négatif. En plaçant 3’000 euros avec un taux annuel de 2%, les intérêts s’élèvent à 60 euros par an. Pas de quoi partir aux Bahamas. Concrètement, malgré la récente bonification “en trompe l’œil“, le pouvoir d’achat continue de s’éroder si l’on place ses avoirs sur ce livret. Le rendement réel reste donc négatif pour les Français qui détiennent un livret A. Mieux vaut, dans ce contexte, trouver d’autres leviers de placement pour contrer plus efficacement la dévalorisation latente du livret A. C’est tout à fait possible, sous réserve d’accepter un petit peu plus de risque et accepter de s’orienter vers d’autres classes d’actifs qui permettent de juguler plus favorablement les dangers de l’inflation sur votre épargne et votre pouvoir d’achat

“En temps d’inflation, mieux vaut privilégier les entreprises cotées qui sont en mesure de transmettre directement à leurs clients, et sans risque de les perdre, les hausses de prix auxquelles elles doivent faire face. ”

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Le Pricing power

Pour contrer les effets néfastes de l’inflation, une des solutions possibles est d’aller chercher des entreprises qui peuvent répercuter à leurs clients l’envolée du coût de l’énergie et des matières premières. Dans cette période compliquée, certaines sociétés tirent leur épingle du jeu car elles détiennent le produit qui correspond parfaitement à la demande du moment.
En temps d’inflation, mieux vaut privilégier les entreprises cotées qui sont en mesure de transmettre directement à leurs clients, et sans risque de les perdre, les hausses de prix auxquelles elles doivent faire face.
C’est ce qu’on appelle le pricing power. Sur les marchés financiers, c’est même devenu l’alpha et l’oméga des critères de sélection des investisseurs dans le contexte actuel de hausse des prix. De quoi s’agit-il ?


Tout d’abord on retrouve les entreprises du luxe qui restent très rentables et qui affichent cette capacité de fixation du prix. LVMH, par exemple, via sa filiale, Louis Vuitton, vient d’augmenter ses prix de vente de 20% pour ses produits de tête de gondole. Idem pour Chanel, qui affiche des prix supérieurs de 60% plus chers qu’il y a 2 ans. Sans que la demande ne faiblisse pour autant.
Le pricing power concerne également d’autres secteurs comme le gaz avec Air Liquide, qui peut transférer mécaniquement à ses clients la hausse des prix de l’énergie. Idem pour Saint-Gobain, avec ses produits d’isolation. D’autres entreprises comme Apple ou Nike disposent, elles aussi, d’un pricing power important.


Autre exemple de pricing power : l’entreprise Coca Cola bénéficie d’un PP confortable et peut se permettre d’augmenter ses prix, ce qui devrait entraîner des révisions positives des bénéfices. Actuellement Coca Cola est l’un des produits de base les plus défensifs en raison de son modèle de gestion agile, de sa structure de marge brute élevée et de sa faible exposition à l’inflation.
Toutefois, les entreprises qui bénéficient d’un pouvoir de fixation des prix (pricing power) dans un environnement de hausse généralisée des prix, où l’offre est limitée, pourraient ne pas pouvoir éternellement répercuter les hausses de prix sur les consommateurs, si le revenu disponible réel des consommateurs est affecté par la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Pour l’heure, tout indique encore qu’orienter une partie de son capital vers ces sociétés peut être un choix judicieux afin de préserver une partie de son pouvoir d’achat.

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